Tout sur les myrtilles

Chez moi, on adore tous les fruits rouges sans exception : framboises, fraises, groseilles, cassis, cerises et bien sûr les myrtilles ! Le meilleur, c’est de les manger directement sur les myrtilliers sauvages en randonnant en montagne. C’est délicieux et ça donne aux enfants une bonne raison de marcher ! Non seulement ces petites baies sont succulentes, mais elles sont de plus merveilleusement bonnes pour notre santé. ♥

La myrtille est en effet une petite baie sauvage bourrée de qualités. Voici toutes ses propriétés thérapeutiques avec en bonus la recette du totum de myrtille !


Un peu de botanique

Le myrtillier est un arbuste nain qui mesure généralement entre 20 et 50 cm de hauteur mais certains peuvent pousser jusqu’à 80 cm. Il se plait dans des sols plutôt acides et bien drainés (landes de bruyère ou de genêts) et aime la pénombre. Il produit des petites baies rondes, bleu noir, d’environ 6 à 10 mm de diamètre et à la chair acidulée.

Le myrtillier sauvage pousse ainsi sur les massifs montagneux jusqu’à 2350 mètres d’altitude. En France, nous pouvons le trouver dans l’Est, les Alpes et le Massif Central.

La myrtille cultivée dans nos vergers provient initialement d’Amérique du Nord, où elle se nomme bleuet. Elle a été introduite dans les années 1930 en Europe et sa culture s’est développée en France dans les années 80. Selon les variétés, les baies sont mûres de juin à septembre. Celles des myrtilliers sauvages sont plus petites et plus savoureuses que les myrtilles issues de l’agriculture.

Toute la plante semble recéler dans chacune de ses parties, des qualités curatives distinctes et reconnues.


Les feuilles

Les feuilles du myrtillier, récoltées au printemps, sont traditionnellement utilisées pour traiter toutes sortes de problèmes de santé comme les inflammations, les problèmes de circulation, la fragilité capillaire et le diabète.

Elle contiennent :

  • De la vitamine P qui leur confère des propriétés réparatrices et protectrices, notamment au niveau capillaire.
  • Des tanins, qui en font une excellente solution contre les diarrhées.
  • Des polyphénols flavonoïdes qui sont d’excellents antioxydants.
  • Des substances antiseptiques, ce qui permet de contribuer à lutter contre les infections urinaires, intestinales et cutanées.
  • Du chrome qui leur donne des propriétés hypoglycémiantes et vasculoprotectrices qui sont des atouts précieux contre le diabète. La diminution significative du taux de glucose grâce au pigment bleu foncé (myrtilline de la famille des anthocyanines), fait de la feuille du myrtillier une véritable « insuline végétale ».

Les feuilles de myrtille se consomment en infusion deux à trois fois par jour, après les repas.

Attention, la feuille de myrtille est aussi traditionnellement utilisée afin d’arrêter la lactation. Pour cette raison, il est déconseillé aux femmes enceintes d’en consommer.


Les baies

Les myrtilles contiennent de nombreuses vitamines : A, B, C (20 mg pour 100 g de baies !), E et P. Elles sont également riches en divers oligo-éléments tels que le chrome, le cuivre, le magnésium, le manganèse et le zinc connu pour contribuer au maintien d’une acuité visuelle normale.

Elles sont également extrêmement concentrées en antioxydants :

  • Des flavonoïdes, substances reconnues pour leurs propriétés antioxydantes qui s’opposent au vieillissement cellulaire. Ils jouent également un rôle dans la fluidité sanguine et participent à la résistance des microcapillaires sanguins.
  • Des anthocyanes, qui donnent sa couleur bleu foncé à la baie et participent à la synthèse de rhodopsine (pourpre rétinien), une substance présente dans les bâtonnets de la rétine, cellules impliquées dans la vision nocturne et l’acuité visuelle. La cerise sur le gâteau ? Les anthocyanes dopent l’activité de la vitamine C !

Ce sont les pilotes de la Royal Air Force, durant la seconde guerre mondiale, qui ont remis en valeur les vertus ophtalmo-régénératives de cette petite baie en faisant une grande consommation de confiture de myrtille. Ils développaient ainsi leur faculté à discerner plus précisément les détails dans le paysage et à augmenter leur vision crépusculaire. Est-ce pour cette même raison que de nombreux d’oiseaux nocturnes ont l’habitude de picorer ces délicieuses baies ?

La myrtille serait ainsi le fruit possédant le plus de pouvoirs an­tioxy­dants et donc préventifs contre le stress oxydatif, les cancers, la sénilité et le vieillissement en général. Il semble que la consommation de myrtilles ait un fort potentiel de réduction des risques métastatiques dans les cancers du sein (Journal of nutrition – 2011).

Les fruits diffusent au mieux leurs qualités lorsqu’ils sont consommés mûrs et directement sur le plant. Mais leur conservation au congélateur ou par déshydratation préserve en bonne partie leurs propriétés.

La baie de myrtille est également indiquée pour calmer les colites, les diarrhées infectieuses, les vomissements, et les ulcérations buccales. Cinquante grammes en infusion répartis sur deux jours consti­tuent une bonne solution aux troubles gastro-entériques. Pour les nourrissons, quelques gouttes d’infusion dans le biberon, calment généralement leurs petits tourments gastriques.


Les racines

Récoltées à l’automne, les racines du myrtillier possèdent des propriétés antiseptiques, ce qui en décoction puis en compresse permet de lutter contre les infections bactériennes cutanées. Leurs vertus astringentes remédient aux inflammations chroniques de l’intestin, ainsi qu’aux diarrhées.


Les bourgeons

En gemmothérapie, le macérat de jeunes pousses de myrtillier est un triple protecteur :

  • Au niveau vasculaire : Par sa concentration importante en tanins, la myrtille est angioprotectrice. Elle empêche ainsi l’apparition des varicosités. Elle est aussi remarquablement efficace pour améliorer la microcirculation cérébrale, rétinienne et de l’oreille interne.
  • Au niveau digestif : La myrtille est l’un des rares remèdes pancréatiques en gemmothérapie. Elle protège le pancréas et est ainsi hypoglycémiante. Elle fait partie des meilleurs remèdes contre la rétinopathie diabétique. Elle protège également les muqueuses gastro-intestinales.
  • Au niveau mental : La myrtille aide celui qui l’utilise à se protéger de ses propres pensées négatives.

Les fleurs

L’élixir floral de myrtillier nous aide à améliorer notre vision du monde, ce qui permet d’avoir plus de recul sur les difficultés de la vie. Il nous aide ainsi à repartir du bon pied tout en ayant un meilleur discernement et en changeant notre vision des choses.

Cet élixir floral nous aide ainsi à mettre en lumière les zones d’ombre afin de les clarifier et de les transformer de manière harmonieuse et plus optimiste.

Il agit sur le 3ème œil, sur le plexus solaire et sur le chakra coronal. Son énergie est féminine (yin).

L’élixir floral de myrtille est idéal pour les personnes qui sont en période de bilan et d’introspection, celles qui souhaitent être aidées pour parvenir à un objectif fixé ou prendre des décisions avec un meilleur discernement, celles qui veulent avoir plus de recul dans la gestion de leurs vies ou de leurs affaires (gestionnaires, comptables, ménagères…), celles qui veulent repartir du bon pied et pour les pessimistes qui souhaiteraient voir la vie en rose.


Recette du totum de myrtille

Pour un flacon :

  • 200 g de myrtilles mûres
  • 50 g de feuilles de myrtillier
  • 20 g de racines de myrtillier
  • 750 ml de gin ou de vodka

Cueillir les baies, effeuiller les rameaux, les broyer au robot avec l’alcool, couper finement au hachoir les racines brossées et les ajouter au mélange.

Laisser macérer le tout pendant un mois, agiter régulièrement et filtrer soigneusement.

Consommer à raison de 20 gouttes en cure à répéter trois semaines par mois.

Cette recomposition de la totalité de la plante (totum) protège spécifiquement le système vasculaire sanguin mais désinfecte également les muqueuses digestives. Elle diminue le glucose sanguin et protège les tissus cérébraux contre les dégénérescences précoces.


En résumé

Sources

  • La phytoembryothérapie – Docteurs Franck Ledoux et Gérard Guéniot
  • Baies et petits fruits – Linda Louis

Auteur : Emmanuelle Grenon

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