Les produits laitiers, amis ou ennemis ?

Je vous ai déjà parlé des inconvénients du sucre et du gluten. Je me dois de vous parler aussi des problèmes liés à la consommation des produits laitiers de vache. En effet, on encourage fortement la population à en consommer de grandes quantités, mais est-ce réellement si bon que cela pour la santé ?


Lait maternel versus lait de vache

Comme tous les petits mammifères, le bébé humain se nourri naturellement de lait maternel qui est un aliment spécifiquement adapté à son développement. Il contient en effet tous les nutriments nécessaires à sa bonne croissance. C’est un aliment très complet qui se suffit à lui-même et qui devrait constituer la seule source alimentaire du bébé. Il est de plus très facile à digérer et ne génère pas de déchets métaboliques difficiles à éliminer pour l’organisme fragile du nourrisson.

Par la suite arrive souvent un passage au lait de vache, et c’est malheureusement à ce moment-là que tout se complique. Le lait de vache est en réalité difficile à digérer pour la plupart des enfants, à cause de sa composition adaptée aux petits veaux, mais pas aux petits humains. Il en résulte souvent des maladies liées aux mucosités comme des maux de ventre, désordres digestifs, dermatoses, eczéma, asthme, rhumes ou bronchites chroniques.


Composition pour 100 mlLait maternelLait de vache
Protéines (g)13.7
Dont caséine30%70%
Glucides (g)7.54.5
Dont lactose85%100%
Lipides (g)3.53.5
AG saturés/AG insaturés1/13/1
Calcium (mg)25125
Magnésium (mg)12.512.5
Phosphore (mg)1395
Fer (mg)0.050.03

Heureusement, la majorité des enfants est quand même capable de digérer plus ou moins bien le lait de vache. Cependant, cette faculté a tendance à disparaître assez rapidement avec la croissance. Ainsi, s’il est toujours possible de consommer des produits laitiers de vache à l’âge adulte, c’est au prix d’un effort digestif de plus en plus important. En effet, l’enzyme qui permet de digérer et d’assimiler le lait, la lactase, tend à disparaître avec l’âge. Chez l’adulte, les produits laitiers peuvent ainsi devenir des poisons insidieux, dont la suppression entraîne généralement une amélioration spectaculaire de la santé.


Composition du lait de vache

Des acides gras

Les acides gras composant le lait de vache sont en fait des graisses saturées qui sont néfastes pour la santé humaine. Imaginez : un verre de lait de vache contient autant de mauvais gras que trois tranches de lard ! Ce taux élevé de mauvaises graisses peut engendrer obésité et artériosclérose.


Des protéines : la caséine

La caséine du lait de vache est allergisante, tout particulièrement chez les enfants dont la membrane intestinale est fragile. C’est une grande source d’augmentation des allergies de toutes sortes. La trop grande richesse en caséine du lait de vache en fait donc un aliment allergisant.

Pour certains chercheurs, la caséine serait également une cause d’augmentation des cancers du sein.


Des sucres : le lactose

Chez l’homme, le lactose commence à être mal digéré à partir de l’âge de 3 ans du fait de la diminution de la lactase, enzyme permettant sa digestion. Cela entraîne des troubles digestifs et des problèmes de transit.


Des sels minéraux

Si l’on regarde les minéraux contenus dans le lait de vache, on trouve un rapport calcium/magnésium déséquilibré ainsi qu’une quantité trop importante de phosphore. Cela rend le lait de vache acidifiant et déminéralisant.

Il faut également prendre conscience du fait que bon nombre de produits laitiers, comme tous les fromages sont en réalité du lait très concentré. De ce fait, la consommation de fromage engendre une consommation « cachée » de lait bien supérieure à la dose quotidienne qu’une personne peut en principe tolérer.


Et le calcium alors ?

Comme évoqué plus haut, le lait de vache est malheureusement un aliment décalcifiant, de par sa composition déséquilibrée en sels minéraux.

Le principal argument des industriels des produits laitiers pour encourager leur consommation importante est d’affirmer qu’ils sont riches en calcium. Le comble, c’est que l’on nous fait peur en soulignant la menace de souffrir d’ostéoporose si nous ne consommons pas suffisamment de produits laitiers. Cet argument est un mythe supplémentaire dans nos sociétés modernes de consommation.

Le calcium est en fait l’un des rares minéraux dont notre alimentation occidentale ne manque pas. Il est présent dans une grande variété d’aliments comme les fruits frais et secs, les oléagineux, les légumes, les algues, les légumineuses, les olives, les poissons et les céréales.

Ce dont nous souffrons en réalité, ce n’est pas d’une insuffisance d’apport de calcium, mais bien d’une insuffisance d’assimilation et de fixation de ce dernier. Le problème ne réside pas dans la quantité de calcium absorbé, mais dans sa rétention !

Pour que le calcium soit correctement assimilé par notre organisme, il doit être accompagné de magnésium. Pour une bonne assimilation, le rapport calcium/magnésium doit être de 2 pour 1. Or dans le lait de vache, ce rapport calcium/magnésium est de 10 pour 1 !

En résumé, il n’y a pas suffisamment de magnésium dans le lait de vache pour que l’on puisse assimiler correctement son calcium.

Il a d’ailleurs été démontré que les grands buveurs de lait souffrent souvent d’hypocalcémie. De plus, la grande richesse en protéines du lait de vache surcharge l’organisme qui pour s’en débarrasser doit mobiliser… du calcium ! Ceci mène tout droit à la déminéralisation, à la décalcification et à l’ostéoporose.

Enfin, le lait de vache contient du phosphore en trop quantité pour l’organisme humain. En effet, le phosphore stimule les glandes parathyroïdes qui bloquent l’assimilation du calcium.


Le lait de vache vu par la recherche

Lorsque l’on observe les populations qui ne consomment pas ou très peu de produits laitiers, comme les chinois, les japonais ou les africains, on constate qu’ils n’ont pas plus, et même moins, de problèmes osseux ! Et cela n’est absolument pas dû à leur génétique, car on a pu observer chez des japonais émigrés aux États-Unis les mêmes problèmes d’ostéoporose que les autres américains à partir de la troisième génération.

Il existe ainsi un surprenant décalage entre les publicités vantant les bienfaits des produits laitiers et les recherches qui démontrent très clairement qu’ils n’ont pas que des avantages.

Si l’on compare des pays dont les habitants ont des habitudes de consommation des produits laitiers très différentes, on peut établir des corrélations avec leur santé. Ainsi, les populations qui consomment peu voire pas du tout de lait de vache, comme les chinois et les japonais, non seulement n’ont pas de carences nutritionnelles, mais n’ont pas non plus les problèmes de santé habituellement observés dans nos pays occidentaux. En revanche, dans les pays où la consommation de lait de vache est importante, comme la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis ou encore les pays scandinaves :

  • La taille moyenne des gens a beaucoup augmenté dans un premier temps, avant de se stabiliser. Aujourd’hui, les gens ne grandissent pas davantage, mais ont tendance à prendre du poids. On peut ainsi observer une augmentation importante de l’obésité.
  • Le taux de diabète insulino-dépendant est bien plus important. Il a été démontré qu’il est directement proportionnel à la quantité de lait consommé :
PaysConsommation de lait par an et par habitantNombre de nouveaux diabétiques par an pour 100000 habitants de 0 à 14 ans
Japon50 litres2 personnes
Danemark150 litres15 personnes
Finlande250 litres30 personnes

D’après Jacques Fradin (L’alimentation hypotoxique), tout semble se passer comme si les produits laitiers favorisaient l’intoxication de l’organisme tout en abaissant la faculté d’éliminer les toxines, notamment par le foie.


Quelle attitude adopter par rapport aux produits laitiers ?

Il pourrait paraître aberrant de supprimer radicalement tout produit laitier. Cependant cela serait à coup sûr moins grave que de les consommer de manière abusive !

Finalement, plus vous souffrez de troubles digestifs, de fatigue chronique, de problèmes respiratoires impliquant du mucus, d’allergies, de surpoids ou d’une maladie difficile à soigner, et moins vous devriez consommer de produits laitiers. Vous pouvez même les supprimer complètement. Une amélioration spectaculaire de la santé apparaît généralement lorsqu’on les supprime totalement.

Mais par quoi les remplacer ? Je vous expliquerai tout sur les alternatives aux produits laitiers dans mon prochain article.


Sources

  • Ma formation de Naturopathie
  • Ma formation d’Aromathérapie holistique avec Cécile Ellert
  • M. Tackoen : Breast milk : its nutritional composition and functional properties
  • Philippe Sionneau : La diététique du Tao
  • Jacques Fradin : L’alimentation hypotoxique

Auteur : Emmanuelle Grenon

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